Pour introduire mes futurs articles plus engagés que de montrer des photos de ma tignasse en vous disant ce que j'ai mis dedans, je me fends d'un petit article-préambule.

 

A mon avis, on vit dans une société de merde. Oui, d'accord, elle a plein de bons côtés et je suis la première à en profiter, vu que par exemple je vis grâce à une bourse d'études rondelette de l'Etat (j'attends arriver le fameux "tu sais au Moyen-Age c'était pas le paradis hein, la condition des femmes était déplorable et on ne vivait pas très vieux etc. etc.", qui ne manque jamais de se pointer quand on sait que je fais de la reconstitution historique) (ce genre de commentaire est parfaitement inutile, vu que je sais très bien comment était la société au Moyen-Age et que, contrairement à ce que croient beaucoup, je ne suis pas passéiste) (en revanche, je suis nostalgique de certains acquis que nous avons perdu de plusieurs époques, et je ne suis pas du tout d'accord avec l'idée que la société d'aujourd'hui est meilleure que toutes celles qui ont existé avant : chacune a ses avantages et ses inconvénients, et la nôtre n'échappe pas aux seconds malgré ses progrès médicaux et compagnie). Mais notre société est bourrée de problèmes, comme le patriarcat et la condition déplorable des femmes qu'il entraîne, la mondialisation et tout le cortège de souffrance et d'inégalités qui lui est inhérent, le manque d'ouverture, de compassion et de respect des gens envers les autres individus, de la même espèce ou non, la dégradation absurde et très dangereuse de notre environnement... et j'en oublie des tas.

Seulement, notre société, elle n'est pas indépendante de nous. Ce ne sont pas une poignée de dictateurs qui nous obligent à rentrer dedans (sauf quelques pays du monde actuel, suivez mon regard à l'Est). NOUS sommes la société. Et donc, aussi révolté-e qu'on puisse être de cette société (et je suis hyper révoltée, croyez moi), on en fait partie et on l'entretient. Volontairement ou non, on est né-e-s dedans, on en profite, on en souffre et on la perpétue. On peut culpabiliser si on veut mais ça ne sert à rien, sinon à nous rendre malheureuxses. La seule chose à faire si on n'est pas d'accord avec le système, c'est de retrousser nos manches et nous attaquer au problème.

Le hic, c'est que la tâche est tellement énorme qu'elle paraît insurmontable. Je veux absolument changer le monde, et je sais parfaitement que je n'y arriverai jamais. Souvent ça me fout le moral par terre, mais toujours je me relève et je me remets au boulot. Le truc, c'est de ne pas se laisser décourager et d'attaquer par tous les petits bouts qu'on peut trouver. On peut prioriser notre combat (ce que je fais, je m'engage pour l'environnement, l'artisanat, l'égalité des sexes, mais j'ai mis de côté l'humanitaire) (les raisons de ce choix sont les miennes, elles ne sont pas forcément bonnes, j'ai juste choisi selon mes idées et mes possibilités), mais aucun combat n'est plus important qu'un autre dans l'absolu. Chaque problème mérite qu'on y travaille.

Alors ce qui va sûrement se ressentir dans mes futurs articles, c'est une grosse injonction à faire des efforts sur soi-même. Je préviens déjà : je ne juge personne qui ne les ferait pas (c'est souvent ça le problème quand on parle de nos engagements : les auditeurs croient qu'on leur reproche de ne pas faire autant d'efforts que nous) (alors que ce n'est pas le cas, chacun-e fait ce qu'ilelle peut et personne n'est en droit de juger les efforts des autres). Mais j'encouragerai encore et encore à bosser. Non, rien n'est insurmontable, à chacun-e de vouloir changer les choses et de s'y employer. Parce que si chaque personne fait un petit bout, sans qu'on ne s'en rende vraiment compte, on aura changé le monde.

 

Comme a dit Gandhi : Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde (si vous connaissez la légende du colibri racontée à l'envie par Pierre Rabhi, elle marche aussi très bien) (Candide de Voltaire reste une bonne base également).

colibri