La Chevelue

30 novembre 2016

Standing Rock

Ca fait des mois que je suis cette affaire, que je m'indigne, que j'en parle autour de moi, je ne pouvais pas ne pas en parler ici. Vous avez entendu parler de Standing Rock ?

 

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C'est une réserve Sioux au Dakota du Nord, aux USA. Il y a un énorme projet de construction d'un pipeline pour transporter du pétrole à travers cette réserve. Le hic, c'est que des fuites contamineraient les eaux du fleuve Missouri, et par là des millions d'hectares de terres agricoles, de forêts, de marais, de rivières, etc. Et il y a TOUJOURS des fuites de pipeline, partout, sans exception. Construire ce pipeline équivaut donc à une destruction à plus ou moins long terme d'une grande part de la Nature de cette région.

 

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Les Amérindiens Sioux de cette réserve ont dénoncé le projet (parce qu'ils vivent là, eux, une contamination du Missouri les condamnerait à mort, en plus du fait que le Missouri est une rivière sacrée pour eux) (ce qui est logique, vu la vie qu'il apporte, hein, bon) et des tas de gens, surtout des Amérindiens mais aussi des Blancs, et même des Européens, des gens de partout, convergent vers ce lieu et manifestent pour empêcher la construction du pipeline. Mais le gouvernement, bien trop appâté par le profit que générerait le pipeline, fait la sourde oreille. Et leur envoie difficulté sur difficulté.

 

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La police devient de plus en plus agressive envers les manifestants (tous entièrement pacifiques), utilisant des canons à eau surpuissants, tirant des balles de caoutchouc dans la tête des gens, bref plein de violences policières énormes. Et le projet n'est toujours pas stoppé. Les manifestants écrivent lettre sur lettre à Obama pour qu'il fasse quelque chose avant la fin de son mandat. Ils font ce qu'ils peuvent mais le gouvernement étouffe l'affaire tant que possible. Ca a l'air d'un combat perdu mais personnellement, tant qu'il restera un espoir, pour moi c'est comme Notre-Dame-des-Landes : je croirais que c'est possible. Que le pipeline peut être abandonné.

 

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Alors je vous en parle aujourd'hui dans l'espoir que vous en parliez aussi autour de vous. Je ne peux personnellement pas faire grand'chose de concret, mais l'information est un pouvoir et si l'opinion publique devient assez importante, ça peut aider cette cause-là. Parlez-en.

 


24 novembre 2016

Hemma, sweet hemma

Je suis tombée par hasard (par chance ?) sur un site TRES intéressant : Toits alternatifs

Ca parle de façons d'habiter alternatives, écologiques, libres, souvent hippies/hobo, avec peu d'argent, en consommant peu d'énergie, en communauté... Avec notamment de nombreux exemples, plus ou moins détaillés. Par exemple Laurie qui vit seule dans son van, Emma qui vit en autarcie complète dans une hutte dans la forêt depuis 17 ans ou la maison Kerterre, écologique.

 

Kerterre-construction-écologique

(du coup j'ai piqué toutes les images sur le site des Toits Alternatifs) (celle-ci (c) kerterre.org)

 

Oui oui, c'est des "trucs de hippies", mais en fait pas tant que ça. Pour moi, ce sont surtout des "trucs" de gens qui cherchent à être libres, chacun-e à sa façon. Et qui ont osé sauter un pas que la plupart des gens ne sautent pas. Aller au bout d'une idée, malgré les difficultés et l'opinion publique "c'est impossible".

Vous savez, les choses impossibles, elles commencent à me connaître pas mal. On est devenues potes, elles et moi, ces dernières années. Me barrer 4 mois au Québec sans dépenser un rond, aller vivre en Suède sans parler un mot de suédois, l'apprendre sans cours en une année, devenir musicienne pro sans formation universitaire, faire les trajets Suisse-Suède en train pendant 2 ans, déménager avec quatre instruments de la même manière... C'est pas forcément spectaculaire mais j'ai appris à douter du mot "impossible".

 

cabane1(Barcraft TV)

 

En ce moment, je suis en grandes réflexions, vous savez.

Ces 2-3 dernières années, je suis devenue une chose qui me faisait rêver depuis toujours : une voyageuse. J'ai quitté mon pays, je suis allée me frotter à d'autres terres, d'autres langues, d'autres mentalités (j'adore littéralement les Scandinaves et j'ai l'intention de vous saouler avec, vous êtes prévenu-es), d'autres climats. J'ai appris à faire en 30 minutes un sac pour 3 mois, à préparer ma bouffe de voyage (26h en train sans accès à l'eau, sans rien acheter), à me repérer dans une gare en deux secondes, à dormir n'importe où, à utiliser l'étymologie pour comprendre ce qui se dit autour de moi. J'ai presque tout fait en train et sur mes deux jambes, toutefois à la fin j'ai adopté un meilleur ami : Belzébuth, mon diable très costaud qui épargne mon dos. Il grince un peu mais porte trois fois plus que moi sans se plaindre.

Bref je voulais plutôt parler de mes réflexions actuelles, en fait. Le voyage j'ai adoré mais je sature. J'en peux plus des trains, des gares, des gens, du pain de voyage (même maison avec des super graines dedans). J'ai besoin de me poser...

... pourtant je veux toujours ressentir cette liberté incroyable qui m'a fait tant de bien. Le monde sous mes pieds.

 

vivre-en-dehors-de-la-société-de-consommation-famille

(David Baché)

 

Mais j'ai besoin de me poser, donc. Mes deux gros problèmes, en voyage, ce sont mes instruments et mon artisanat. Les instruments, le souci c'est qu'un violon ça ne pèse pas grand'chose, mais une nyckelharpa c'est déjà plus conséquent et que je les aime trop tous les deux pour choisir (bon je prends toujours la nyckel dans ce cas, car c'est elle qui me permet de gagner ma vie dans la rue). Et puis la famille s'agrandit gentiment, de toute façon. Et l'artisanat, quand il s'agit juste d'un tissage, encore ça va. Mais tisser dans les trains, j'ai fait et c'est galère. Y'a pas assez de place et pour tisser faut pouvoir s'étaler un peu. Et je couds aussi, beaucoup... et le tissu, c'est vite lourd. Tout ça prend de la place dans le sac, du poids sur le dos (mes sacs sont toujours à moitié pleins de laines, de fils, de tissus). Et je commence à bricoler des instruments, aussi...

Bref, j'ai besoin d'un atelier. Et c'est pas portable dans le sac, ça (les outils, encore... mais la matière, le bois, on oublie). Et de place pour mettre mes instruments, prendre soin d'eux et les faire sonner sans déranger personne.

 

camionnette-aménagée-désert(vandogtraveller.com)

 

Et puis j'ai envie de me poser, aussi. Le problème du voyage, c'est le manque de lien à la Terre. On a un lien à la Terre entière, oui, mais pas à un terroir. On n'a pas son jardin, ses plants de patates qui poussent à vue d'oeil. Et ça, ça commence à me manquer fichtrement. Je n'ai pas les doigts verts mais j'aime les planter dans l'humus. Puis je suis casanière, en fait, finalement. Je connais maintenant environ 8 cuisines par coeur (celles où j'ai squatté le plus longtemps), avec la place de chaque objet... c'est chouette mais ça fatigue. J'aimerais bien avoir MA cuisine, pour changer. Pouvoir mettre l'éplucheur où je veux, voyez.

Je vis chez mon oncle et c'est super, j'ai la place et toutes les permissions du monde pour m'étaler (j'ai le droit de peindre les murs avec toutes les couenneries que je veux, c'est vous dire). Mais c'est temporaire. J'adore le coin, mais ce n'est pas CHEZ MOI. Parce que c'est chez lui, déjà, puis parce que ce n'est pas là où je veux vivre. C'est dans un gros village, la forêt n'est pas loin mais il faut quand-même traverser la moitié de la zone résidentielle pour l'atteindre. J'ai pas de terrain, juste un micro jardin orienté plein Nord. Et puis ce n'est pas en Scandinavie. Je suis contente d'être rentrée en Suisse, mais je ne vais pas pouvoir y rester. Mon pays, maintenant, c'est là-haut.

 

vivre-en-van-en-couple-VW

(Idle Theory Bus)

 

Alors je réfléchis. Envie de me poser, mais les contraintes, personnelles ou officielles, sont nombreuses. Acheter du terrain coûte cher, enfin du moins en Suisse, il faut que je regarde en Suède, ça doit dépendre de bien des facteurs. Une vraie maison ou une cabane ? Les autorisations, ça se passe comment ? Je considère aussi vivre dans un van ou quelque chose, mais je sens déjà que je risque de m'y sentir à l'étroit... Je suis grande et j'ai du matos, comme déjà dit. C'est pas que je sois accumulatrice de richesses, pas du tout. Mais je suis incapable de jeter un bout de beau bois qui pourrait servir à tourner une cheville de violon un jour.

Je vais toutefois garder ouverte la porte du van, parce qu'en tant que musicienne, c'est justement important de pouvoir emmener toutes ses bestioles avec soi. Et loger pas cher, en festival par exemple. Et puis j'ai des projets liés à ça, enfin UN projet pour le moment, qui devrait se concrétiser l'été prochain (2017) si j'y arrive. Du coup voilà, j'ai tenu jusqu'à 25 ans sans permis de conduire, mais aujourd'hui je m'y plie. Pas que ça me plaise, vraiment pas, mais la liberté que peut m'apporter un véhicule à moi n'est plus possible à ignorer. Du coup j'ai passé l'examen théorique aujourd'hui et je commence à apprivoiser des voitures en vrai à partir de tout de suite. Quelle chose bizarre !

Par contre je sais bien que ce ne sera que provisoire aussi, qu'une clef de mobilité que je n'utiliserai pas souvent. Comme dit, j'ai besoin de poser mes pieds par Terre, plutôt. Produire ma nourriture, avoir des abeilles et des moutons. Connaître par coeur chaque gravier des sentiers autour de mon chez-moi. Et puis... les maisons légères, en Scandinavie, c'est pas franchement viable. J'aime le grand Hiver, moi, la neige, le froid, tout ça. La plupart des gens qui vivent nomades aux US ou en Europe descendent au Sud en Hiver. Ce que je ne ferai jamais. Je suis une fille du froid. Ouais je sais, je suis têtue comme pas permis, j'ai mes idées et je refuse de les modifier quand elles me tiennent à coeur... Mais c'est ptet le meilleur moyen de repousser le mot "impossible" ?

 

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(Foster Huntington)

 

Un post assez décousu mais j'espère qu'il vous a plu. Dites-moi ce que vous pensez de tout ça ! Avez-vous déjà vécu dans un van ou une cabane ? Ou projetez-vous de le faire ? Pour quelles raisons ? Où ? Comment ? Seul-e ou avec d'autres gens ? Connaissez-vous des communautés de gens ? Ou un-e hurluberlu-e qui vit au fond des bois ? Êtes-vous plutôt proche de la Terre, du terroir, ou nomade ? Si, comme moi, vous vous sentez un peu des deux, comment conciliez-vous cela ? Dites-moi TOUT !

09 novembre 2016

Le tonton #1

Je vis chez mon oncle, un drôle de bestiau, esprit libre dans notre société malade, qui va marcher 3h en forêt tous les jours, qui bricole des tas de choses, qui a vécu en Thaïlande, avec qui je m'entends très bien et qui a de très bonnes réflexions sur le monde. J'apprends beaucoup, à différents niveaux, à son contact. Et il a souvent des sorties assez chouettes. Celle du jour (et ce sera ma seule réaction aux nouvelles d'outre-Atlantique) :

" Alors Monsieur Tonton, comment pensez-vous que s'annonce la suite du siècle pour l'espèce humaine ? Hé bien je suis navré de vous dire que je suis assez pessimiste. "

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Mais tant qu'il y a de beaux arbres, il reste de l'espoir !

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06 novembre 2016

La vie vaut plus qu'un salaire

" Quand il y a des guerres et des pénuries, tout le monde se souvient du cousin à la campagne. Du plouc tout juste bon à cultiver des patates. Sauf que c’est lui qui détient la vie. Ce mépris actuel pour les agriculteurs et les paysans est une aberration. Et va de pair avec le mépris de la terre. "

Je mets ici en lien un article de Migros Magazine sur Pierre Rabhi, toujours éveillé, toujours inspirant. Si vous ne connaissez pas Pierre Rabhi ou si comme moi vous vous régalez toujours de ses paroles, allez donc le lire.

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A chaque fois, il me redonne courage sur la voie que je me suis tracée : trouver mon coin de terre à l'abri des folies du monde et vivre ma vie la plus libre, indépendante et sereine possible. Pas facile dans ce monde qui me pousse tant que possible dans le système, mais je suis sacrément têtue, vous savez.

04 novembre 2016

Tag : tout sur ma crinière sauvage

1 - Comment décrirais-tu tes cheveux ?

Mes cheveux sont moyennement épais, ondulés avec des frisouilles, sauvages dans leur texture et leur apparence, châtains à reflets roux et dorés prononcés au soleil. Ils sont complexes et capricieux. Le lavage est une étape très complexe pour eux : parfois ils en ressortent sublimes, d’autres fois complètement poisseux et immondes. Par contre ils prennent très bien les formes que je veux, leur nature polyvalente est très pratique. Ils poussent très lentement mais sont plutôt solides.

 

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2 - Au niveau de la coupe, combien de fois vas-tu chez le coiffeur dans l’année et que lui demandes-tu exactement ?

Je ne suis jamais allée chez le coiffeur de ma vie ;)  Sinon je coupe les pointes à peu près chaque mois.

 

3 - Te brosses-tu les cheveux chaque jour ou seulement au moment du shampooing ?

Ca dépend. J’ai des périodes où je brosse mes cheveux deux à trois fois par jour, d’autres où je ne les démêle qu’aux doigts. Le brossage les lisse, le démêlage aux doigts conserve leurs ondulations.

 

4 - A quelle fréquence te laves-tu les cheveux ?

Un peu plus d’une fois par semaine, soit environ tous les 5 jours.

 

5 - Quels sont tes shampooings ?

- Jean&Len « Hexen », vegan à la composition très simple

- Urtekram à l’aloe vera, pour cheveux normaux, grand format

- 2 œufs battus dans du vinaigre blanc

- Klorane aux fibres de lin, le seul au SLS pour décaper quand nécessaire

 

6 - Utilises-tu un après shampooing ou un masque capillaire ensuite ?

Pas systématiquement mais dans ce cas :

- Alnatura à l’avocat

- Urtekram à la camomille ou à la rose

 

7 - Sèches-tu tes cheveux à l’air libre ou au sèche cheveux ?

Jamais de sèche-cheveux !! Toujours à l’air libre et le plus lentement possible (souvent en chignon enroulé).

 

8 - Quelles sont les étapes que tu suis le jour de ton shampoing ?

1. Préparer mon rinçage : infusion thé vert + cannelle avec 1 bouchon de vinaigre blanc.

2. Bien démêler et brosser mes cheveux pour limiter les nœuds pendant le lavage.

3. Mouiller, shampouiner, rincer.

4. Après-shampoing pendant 5 minutes puis rincer.

5. Sécher dans la serviette, un peu de headbang pour essorer et mettre en place, puis soit enrouler en chignon lâche et laisser sécher très lentement, soit tortiller aux doigts patiemment en pschittant du gel de lin.

 

9 - Quels sont tes soins et masques capillaires préférés ?

- avocat + yaourt + miel

- kachur sughandi (souvent associé au premier)

 

10 - Surveilles-tu la composition de tes produits ? Si oui, quels sont les ingrédients que tu évites ?

Oui, absolument. J’évite les silicones, les parabens, la paraffine, les PEG. J’évite le SLS par principe mais j’ai malheureusement besoin de décaper mes cheveux de temps à autre sinon ils poissent terriblement, du coup tous les deux mois environ j’utilise un shampoing au SLS.


11 - Attaches-tu tes cheveux pour dormir ? Si oui, comment ?

Pas toujours. Je bouge très peu en dormant, aussi je peux simplement les mettre au-dessus de l’oreiller et ils ne sont pas abîmés ni ne me dérangent, même s’ils sont lâchés. Mais souvent je fais simplement une tresse.

 

12 - Comment coiffes-tu tes cheveux au quotidien ?

Très souvent une tresse toute simple, sinon un chignon enroulé (tressé ou non), fixé par des pinces. Les pics ne tiennent pas dans mes cheveux. Je ne lâche que très rarement mes cheveux : uniquement si je reste à la maison et fais des activités tranquilles.

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13 - Fais-tu des colorations ? Si oui, lesquelles ?

Non. Mes rinçages au thé vert et à la cannelle intensifient légèrement les reflets roux sur le long terme, et il m’arrive d’ajouter une pointe de henné naturel dans mon kachur, mais c’est très occasionnel (une fois par an).

 

14 - Quels sont tes trois produits cheveux favoris ?

- le kachur sughandi pour son odeur et son effet volumateur

- le gel de lin pour l’hydratation et la brillance incomparable

- le vinaigre qui évite à mes tifs de mourir sous les masses de calcaire que nous avons chez moi

 

15 - Quels sont les trois accessoires indispensables ?

- un lien de coton/laine ou un élastique en tissu pour nouer la tresse

- au moins deux pinces solides pour fixer mes chignons

- ma brosse en poils de sanglier et bois

 

16 - Quelle a été ta pire erreur capillaire ?

Sûrement ma trop grande utilisation d’huiles végétales dans mes débuts de naturel, qui m’a conduite à une saturation très nette des huiles en général, à l’exception de l’huile de coco.

 

17 - Quels sont tes conseils pour avoir de beaux cheveux ?

- bannir tout ce qui peut les abîmer : lisseur, sèche-cheveux, élastiques en caoutchouc, brosses en plastique…

- prendre de bonnes habitudes : faire attention aux fermetures Eclair, ne pas s’adosser sur ses cheveux, ne pas les brosser violemment, ne pas les attacher n’importe comment…

- trouver des coiffures protectrices faciles et les réaliser chaque jour ou presque : des cheveux lâchés s’abîment forcément et c’est encore plus vrai à partir de la longueur coccyx

- boire beaucoup, manger sainement et ne pas fumer

- les accepter tels qu’ils sont, ne pas chercher à les changer (permanentes, colorations, etc.) et observer leurs réactions pour savoir ce qui leur convient ou non

- ne pas croire au greenwashing et apprendre à vérifier les compositions des produits

- rester sobre : ne pas tester plein de produits à la fois mais en sélectionner petit à petit 2 ou 3 de chaque catégorie qui leur vont bien et alterner avec ceux-ci

- aussi ne pas vouloir faire trop de soins tout le temps : laisser ses cheveux tranquilles, être patiente !

 

18 - Quelles sont tes astuces pour faire pousser tes cheveux plus rapidement ?

- activer la circulation sanguine (massages crâniens, sport surtout)

- la levure de bière en cures internes a toujours eu un bon effet sur la qualité de mes cheveux et un peu sur leur pousse

- limiter la casse pour ne pas avoir à trop couper

 

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Han Solo devrait rester en solo

Trouvé un très bon article aujourd'hui : "Pourquoi tant d'hommes ne comprennent pas ce qu'est le consentement" (en anglais).

Pour les personnes qui ne lisent pas l'anglais, ou qui ont la flemme cet aprem, l'article, écrit par un homme, explique comment les hommes (ici cis, hétéros et Américains, mais ça marche sans doute avec les Européens aussi) sont conditionnés à trouver normal le fait de forcer une femme à un baiser ou un acte sexuel. L'auteur illustre son propos avec une scène connue de Star Wars dans laquelle Han Solo coince Leia dans un coin du vaisseau, se colle à elle, se fait repousser très clairement puis insiste et l'embrasse de force. Au début choquée, elle se laisse finalement faire, séduite.

C'est un schéma que l'on retrouve dans ENORMEMENT de scènes de séduction au cinéma, dans les séries télé, les pubs, voire dans les bouquins : l'homme force la femme à quelque chose et elle finit par aimer ça, même si au début elle ne voulait pas. Comment s'étonner que certains hommes insistent comme de gros lourds pour ci ou ça de la part des femmes, même après qu'on leur aie dit non très clairement, ou qu'on les ai même repoussés physiquement ?? Et même, si on ne dit rien, ça ne veut pas dire qu'on est d'accord : rayez-moi une bonne fois pour toutes cette saloperie de phrase "Qui ne dit mot consent". Non, non et mille fois non. Si la femme est bourrée, inconsciente, réduite au silence par la surprise, la peur, l'intimidation ou quoi que ce soit, c'est évident qu'elle ne pourra pas dire non ! Un indice : si elle ne peut pas dire oui, alors elle ne peut pas dire non, non plus.

L'éducation craint sévère. Si on inculque aux garçons que c'est normal de faire des choses aux femmes contre leur gré parce qu'elles finiront de toute façon par se laisser faire, eh bien on leur apprend tout simplement à se passer du consentement des femmes... ce qui conduit à l'agression sexuelle, voire au viol.

Pour finir sur une note plus joyeuse, je vais partager encore une chouette BD d'Emma. Le lien est ici et je vous laisse avec l'image de ce que ça lui fait quand un homme lui DEMANDE s'il peut l'embrasser (au lieu de lui sauter dessus comme un tigre affamé) :

bisou

02 novembre 2016

Le bois c'est la vie et la mort

Petit message pour vous transmettre un documentaire très précis et qui va loin à propos des trafiquants de bois du Brésil et des problèmes que connaît le peuple Awá. Les Awás, chasseurs-cueilleurs nomades, voient leur territoire mité par les scieries clandestines et les colons. (J'ai creusé un peu et apparemment aujourd'hui en 2016 le gouvernement brésilien a pris des mesures d'expulsion des colons et contrôle mieux le trafic du bois, mais je doute fortement que le problème ne soit vraiment réglé.)

Le bois, qui se trafique en milions de tonnes et génère des chiffres faramineux, me semble l'un des bouts de ce plat de nouilles que nous pouvons saisir. Nous pouvons agir un peu sur tout cela, pas seulement pour les Awás mais pour tous les peuples indigènes et pour la Terre, les forêts primaires et/ou sauvages :

N'achetez pas de bois exotique. Pas même certifié FSC. Ni pour votre terrasse, ni pour votre plancher, ni pour vos meubles. Rien. Prenez du bois européen. Nous avons des essences merveilleuses ici aussi (je suis en train de travailler du frêne en ce moment, incroyablement dur, veines magnifiques, résistance phénoménale, et le frêne ça pousse comme de la mauvaise herbe !).

 

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